PRIX ARCELORMITTAL PIERRE VAYSSIERE

Le prix ArcelorMittal Pierre Vayssière, fondé par l’IRSID en 1984, et soutenu désormais par ArcelorMittal, est attribué chaque année à un étudiant ou un élève d’école d’ingénieur ayant effectué un stage dans un laboratoire industriel ou universitaire. Le jury se prononce au vu du rapport de stage ou du mémoire soumis par le candidat.

LAURÉATE 2021

Clélia COUCHET

  • Depuis novembre 2020 – Doctorante en contrat CIFRE avec ArcelorMittal à l’Institut Jean Lamour
  • 2020 – Stage de fin d’étude à l’Institut Jean Lamour en partenariat avec ArcelorMittal
  • 2019 – 2020 Double diplôme « Métallurgie avancée » à la Faculté de Sciences et Techniques de l’Université de Lorraine.
  • 2017 – 2020 Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nancy

J’ai découvert la métallurgie au cours de ma formation d’ingénieur-civil à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nancy. Au sein du département Matériaux, j’ai acquis une base scientifique solide autour des notions de microstructure, thermodynamique, mécanique du solide. J’ai pu développer une culture et enrichir mes connaissances grâce à un projet industriel en partenariat avec ArcelorMittal. J’ai ainsi pu mener une étude approfondie du processus d’endommagement de la microstructure d’un acier industriel Dual-Phase à l’échelle d’un VER par simulation numérique. En 2019, j’ai eu l’occasion de participer à l’organisation du colloque « La métallurgie, quel avenir ! ». Cette expérience m’a montré un état de l’art de la recherche académique et industrielle en métallurgie. J’ai alors décidé d’enrichir mes connaissances dans le domaine de la métallurgie en suivant un double diplôme « Métallurgie Avancée » à la Faculté de Sciences et Techniques de l’Université de Lorraine.

Ainsi, ces années m’ont dévoilé une symbiose entre la recherche académique et la recherche industrielle. J’ai alors eu l’opportunité d’effectuer mon stage de fin d’étude à l’Institut Jean Lamour en partenariat industriel avec ArcelorMittal. J’ai utilisé et développé mes connaissances scientifiques et compétences en codage dans l’étude des mécanismes métallurgiques lors d’un recuit d’une microstructure ferrito-perlitique laminée à froid. Ce stage faisait suite à un travail de thèse sur la morphogenèse des aciers Dual-Phase (DP), aciers de très haute résistance utilisés dans la construction automobile. La restauration et la recristallisation d’un acier ferritique sévèrement déformé ont été suivies in situ par High Energy X Ray Diffraction (HEXRD). J’ai déterminé la densité de dislocations au cours du recuit à l’aide de la méthode de Williamson et Hall modifiée par Ungàr et al. J’ai également modélisé la cinétique de restauration par différents modèles à base physique établis par Friedel et Nes. Cette étude a pu mettre en évidence un comportement saturant de la restauration. D’autre part, j’ai développé et mis en œuvre une méthode innovante de suivi in situ de la recristallisation par HEXRD. Ainsi, j’ai mené une analyse individuelle et systématique de taches de recristallisation sur les clichés de diffraction au cours d’un recuit isotherme. Cette étude a été menée en collaboration avec la start-up APREX SOLUTION. Leur logiciel TRACK a rendu possible l’analyse d’images automatisés, avec un suivi du nombre, de l’intensité, de la position et de la taille des taches de recristallisation.

Ce parcours m’a aujourd’hui confirmé mon attrait pour la métallurgie physique. C’est pourquoi je poursuis mon travail avec ArcelorMittal et l’Institut Jean Lamour dans le cadre d’une thèse en contrat CIFRE. Cette thèse contribue au développement d’un modèle à base physique pour la production d’acier Dual Phase. De tels modèles imposent la compréhension, la quantification et la prédiction de tous les mécanismes métallurgiques, comme la restauration, la recristallisation et la transformation de phase, mais aussi leurs interactions tout au long de la chaine de fabrication.  J’intègre à mes travaux de stage les mécanismes de transformation de phase, l’effet du micro-alliage Nb ainsi que leur interaction avec la restauration et la recristallisation. Cette thèse comportera un volet expérimental, avec en particulier des expériences par HEXRD, et un volet modélisation des mécanismes et leur interaction.

Honorée que ce prix récompense mes travaux, j’espère suivre une carrière scientifiquement riche dans le domaine de la métallurgie et apporter ma contribution à l’édifice.

tous les lauréats depuis 1984

2021Clélia COUCHET
2020Artur DA FONSECA ALVARENGA
2019Pierre GEORGES
Nargisse KHIARA
2018Valentin TANNIERES
2017Livia Raquel CUPERTINO MALHEIROS
2016Lisa BELKACEMI
2015Alexis FAURE
2014Fanny ROZIERE
2013Marielle ESCOT
2012Emma PIOZIN
2011Marie LOYER
2010Stéphane LAURENT
2009Flavie HUBERT
2008Didier LEUVREY
1999M. Patrick LEDUC
1998Armelle DANIELOU
1997Charlotte GAUTIER-PICARD
1996Matthieu KANDEL
1995Jean-Christophe HUBER
1994Joseph FARRE
1993Dominique MAIGNAN
1992Franck LALLART
1991Eric HESS
1990Pierre GEVERS
1989Thierry IUNG
1988Didier PERRIN
1987François DARY
1986Laurent SOSIN
1985Philippe BLIN
1984Pierre FRENTZEL