PRIX BODYCOTE SF2M (2)

Ces prix concernent des étudiants ou de jeunes diplômés. Ils portent exclusivement sur :

  • les traitements thermiques, thermochimique et de surface (par voie sèche)
  • ou les méthodes d’assemblage par soudage (sous vide par faisceau d’électrons) ou brasage.

Ils récompensent des travaux de recherche et/ou développement innovants et applicatifs sur l’amélioration :

  • des propriétés à cœur et de surface de matériaux métalliques,
  • des méthodes de caractérisation et test,
  • des procédés et techniques de production.

Deuxième prix 2020

Flore VILLARET

Ingénieure chercheure à la R&D de EDF dans le département Matériaux et Mécanique des Composants, site des Renardières (77).

Formation :

  • 2017- 2020 : Doctorat en science et génie des matériaux, thèse CEA Saclay – MATEIS INSA de Lyon
  • 2014-2017 : Diplôme d’ingénieur en science des matériaux de l’ENSIACET (Toulouse), option durabilité des matériaux et structures, statut sportif de haut niveau
  • 2011-2014 : classe préparatoire intégrée La Prépa des INP, Grenoble, statut sportif de haut niveau

Travaux de recherche :

Après trois années alliant pratique de l’aviron à haut niveau et études à La Prépa des INP, mon goût pour les sciences physiques, la chimie et la mécanique m’a naturellement orienté vers la science des matériaux à l’ENSIACET. C’est au fil de mes stages et des cours reçus à l’école, que j’ai découvert la métallurgie et le monde de la recherche. Souhaitant continuer dans cette voie tout en gardant un lien avec des applications concrètes, j’ai poursuivi avec une thèse au CEA Saclay.

Mes travaux de thèse ont permis de démontrer la faisabilité de la fabrication de matériaux à gradient de composition chimique par fabrication additive et plus largement par métallurgie des poudres. Le choix du procédé et de ses paramètres permettant de contrôler l’étendue du gradient de chimie et les microstructures associées. Ces matériaux peuvent trouver de nombreuses applications, le contrôle de la chimie permettant de contrôler les propriétés et d’assembler des matériaux difficilement soudables.

Au-delà du remplacement de pièces déjà existantes, les possibilités ouvertes par la fabrication additive de matériaux à gradient sont très variées, cela constitue aussi un nouvel outil à la disposition des bureaux d’études pour imaginer de nouvelles conceptions et applications. Cette étude démontre le potentiel présenté par ces matériaux à gradient pour les innovations futures.

Depuis la fin de ma thèse, je travaille à EDF R&D en tant qu’ingénieure chercheure sur le site des Renardières. Mon travail porte sur la métallurgie du soudage et la fabrication additive. Je participe ainsi à la qualification et à la mise en service de pièces obtenues par fabrication additive dans les centrales nucléaires et sur les barrages hydroélectriques.