MEDAILLE JEAN ET ANDRÉ RIST (3)

Cette médaille est attribuée chaque année, à titre d’encouragement, à quatre jeunes* métallurgistes ou spécialistes de la science des matériaux qui se sont distingués par leurs travaux scientifiques ou appliqués.
Par décision unanime du Conseil de la SF2M, la médaille Jean Rist est renommée « Médaille Jean et André Rist » en accord avec la famille et en hommage à André Rist décédé le 9 mars 2021.
* (Moins de 35 ans au 31 décembre de l’année de la remise de la médaille)

lauréate 2021

Marion FROTEY

Marion Frotey a été embauchée en septembre 2015 à ArcelorMittal Gandrange R&D après des expériences industrielles dans le domaine de la sidérurgie et des matériaux métalliques. Elle avait au préalable obtenu son diplôme d’ingénieur Matériaux, Génie des Procédés et Electrochimie à L’Institut Polytechnique de Grenoble (INP – PHELMA).

Elle intègre le centre de recherche d’Ascométal (CREAS) en 2011 où elle devient chef de projet en charge de la conception et du développement d’aciers pour la transmission automobile. Puis, en 2013, elle élargit son domaine d’activité en intégrant Ceratizit au Luxembourg pour développer de nouvelles nuances de carbures métalliques pour l’usinage de matériaux divers (aciers, inox, inconel…). Ces expériences en qualité de chef de projet conception et développement en lien avec la métallurgie et la sidérurgie lui ont permis d’intégrer le centre de recherche d’ArcelorMittal Gandrange au sein du service frappe à froid en 2015.

En intégrant le service frappe à froid du centre de recherche produits longs d’ArcelorMittal, Marion Frotey a été en charge de la conception et du développement des aciers pour vis de hautes caractéristiques. Ses connaissances en métallurgie et en sidérurgie lui ont permis aisément de proposer de nouvelles solutions en réponses aux exigences du marché et aux nouveaux standards.

Plusieurs gammes de produits ont été conçues depuis celles à plus faible résistance (classe 10.9) jusqu’aux gamme à très haute résistance au-delà de 1500 MPa. Dans plusieurs cas l’objectif était de répondre à des exigences de performance mais aussi de coût. C’est ainsi qu’ont été développées des nuances s’affranchissant de traitements thermiques et pour lesquelles la microstructure bainitique obtenue par la combinaison d’une composition adaptée et d’un process réduit répond aux nouveaux standards. Ces développements ont abouti à la co-écriture de deux brevets pour l’invention de deux nuances d’acier répondant aux exigences des classes 12.9 et supérieures. Au-delà de ces inventions, Marion Frotey a su mener vers l’industrialisation, en collaboration avec les usines ArcelorMittal Europe et Canada, ces nouveaux développements en partenariat avec un acteur majeur du marché puisque les solutions sont actuellement à l’étude pour être déployées en Amérique du Nord et en Europe.

Associée à ces développements de nuances hautes caractéristiques, une des principales contraintes à intégrer a été la résistance à la fragilisation hydrogène. Par sa participation à différents comités et groupes de travail avec d’autres laboratoires mais aussi par le partenariat avec des universités dans l’étude des phénomènes de fragilisation en lien avec les microstructures bainitiques, Marion Frotey a apporté une compétence sur cette thématique au laboratoire Bars and Wires d’ArcelorMittal. Elle a mené et concrétisés des projets d’investissement afin de développer et pérenniser cette compétence pour intégrer les groupes de normalisation en lien avec les boulonniers et leurs clients automobiles.