PRIX BODYCOTE SF2M

Ce prix récompense des étudiants ou de jeunes diplômés pour des travaux de recherche et/ou développement innovants et applicatifs sur l’amélioration :

  • des propriétés à cœur et de surface de matériaux métalliques,
  • des méthodes de caractérisation et test,
  • des procédés et techniques de production,

suite à des traitements thermiques, thermochimique et de surface (sauf peinture et dépôts par voie humide) ou à des méthodes d’assemblage par soudage (sous vide par faisceau d’électrons) ou brasage.

PREMIER PRIX 2020

Vincent HULEUX

Ingénieur R&D Métallurgiste – Département Nouveaux Produits, Aubert&Duval, Les Ancizes (63)

Formation :

2016 – 2019 : Doctorat en sciences et génie des matériaux. Thèse CIFRE Safran Tech / Centre des Matériaux des Mines de Paris
2012 – 2015 : École d’ingénieur de Caen ENSICAEN, option chimie et matériaux, spécialisation matériaux structuraux
2010 – 2012 : Institut Universitaire de Technologie option chimie à Orsay

Travaux de recherche :

 Suite à un DUT en chimie, j’ai pu intégrer l’ENSICAEN, une école d’ingénieur avec la double spécialité Chimie et Matériaux. J’ai pu y découvrir le monde fascinant des matériaux. Après une spécialisation en matériaux de structure et différents projets industriels dans la métallurgie, j’ai souhaité poursuivre en thèse. Ma thèse Cifre avec Safran m’a permis de conserver une composante industrielle à mon projet de recherche tout en acquérant une expertise scientifique poussée au sein du Centre des Matériaux des Mines de Paris. Ce projet a combiné métallurgie expérimentale et application concrète, ce que je recherchais dans l’optique de poursuivre ma carrière dans la R&D industrielle.

Mon sujet de thèse portait sur l’amélioration du rendement des parties les plus chaudes des moteurs d’avions, en particulier les aubes monocristallines de la turbine haute pression, réalisées en superalliages à base de nickel. Elles doivent faire face à une amplification des sollicitations thermomécaniques. L’objectif était de compléter les connaissances sur le rôle des différents éléments d’alliage, notamment celui du Rhénium sur la stabilité microstructurale et les propriétés en fluage, et d’en approfondir la compréhension en examinant, en particulier, les hypothèses émises quant à son effet à haute température. Sur la base de ces éléments de réflexion, des critères de composition chimique pour la conception de nouveaux alliages ont été établis pour répondre aux nouvelles exigences de températures.

J’ai pu développer de nombreuses compétences en essais mécaniques (fluage sous diverses contraintes et températures) et en analyses expérimentales de pointe (MEB, MET, DRX synchrotron…).

Depuis la fin de ma thèse, je travaille à Aubert&Duval en tant qu’ingénieur R&D sur le site des Ancizes. Je gère les différents projets de recherche en lien avec les aciers maraging pour de nouvelles applications aéronautique ou défense. Mon travail est transverse et met en jeu des compétences en élaboration, en transformation thermomécanique puis en diverses caractérisations (mécanique, microstructure, corrosion…).

Deuxième prix 2020

Alexis NICOLAŸ

J’ai tout d’abord suivi un cursus d’Ingénieur en 5 ans (2 ans de prépa intégrée + 3 ans de formation en ingénierie mécanique), à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC). C’est dans cette université que j’ai pu découvrir la science des matériaux, domaine dans lequel je me suis spécialisé à partir de ma 4ème année et que je n’ai plus jamais quitté depuis. A l’issue de ces cinq années, j’ai effectué mon projet de fin d’études au sein de la division R&D matériaux du Groupement International de Mécanique Agricole (GIMA) à Beauvais (60). Ce stage de fin de cycle, axé sur la recherche expérimentale, visait à caractériser le comportement en fatigue d’un acier à haute limite d’élasticité (acier HLE), en différents états induits par un procédé de mise en forme particulier. De surcroît, il s’intégrait pleinement dans une stratégie de choix d’un couple matériau-procédé pour une application donnée. J’ai particulièrement apprécié la vision d’ensemble qu’offrait le sujet de ce stage, en l’espèce : l’étude de l’interdépendance entre un procédé (et ses conditions), les microstructures produites, et les propriétés mécaniques résultantes.

Séduit par cette première expérience orientée recherche, je me suis alors lancé dans un projet de thèse dont le sujet proposait sensiblement la même approche à savoir : l’étude des liens procédé-microstructures-propriétés. C’est ainsi que j’ai rejoint le Centre de Mise En Forme des Matériaux (Mines ParisTech) à Sophia Antipolis (06), pour y réaliser une thèse intitulée : « Microstructures et propriétés de l’Inconel 718 DA forgé en presse à vis dans le domaine subsolvus delta », dans le cadre de la chaire industrielle ANR-Safran OPALE. Durant celle-ci, j’ai eu l’opportunité de pouvoir profiter des moyens techniques et des compétences de deux autres laboratoires de recherche, l’Institut P’ (ISAE-ENSMA) et le LMTM (EPFL) dans lesquels je me suis rendu, pour des séjours plus ou moins longs, au cours de mes 3 années de doctorat. Grâce à un travail expérimental soigné, il a notamment pu être démontré, contrairement aux idées largement répandues dans la littérature que :

  • C’est essentiellement la recristallisation post-dynamique qui contrôle la microstructure après forgeage à haute vitesse (i.e. forgeage en presse à vis), et non la recristallisation dynamique.
  • L’effet bénéfique du traitement « direct ageing » (traitement visant à faire précipiter les phases durcissantes sans « mise en solution » préalable) sur les propriétés, n’est pas dû à l’écrouissage résiduel mais à une quantité de phase delta moindre.

Aujourd’hui j’occupe le poste d’ingénieur de recherche en analyse des microstructures en 3 dimensions au CEMEF – Mines ParisTech. Je suis notamment en charge d’un MEB-FIB récemment acquis par le laboratoire (fin 2018). Au-delà de la gestion technique de ce microscope, mes activités se concentrent autour de la mise en place et du développement de techniques de caractérisation des microstructures en trois dimensions par microscopie double faisceau (électronique et ionique), ainsi que des outils d’analyse des données produites.

tous les lauréats depuis 2005

20201er prix : Vincent HULEUX
2ème prix : Alexis NICOLAŸ
France
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20191er prix : Aurélien MONDIERE
2ème prix : Hélène GODIN
France
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2018Benjamin HARYFrance
20171er prix : Marie Agathe CHARPAGNE
2ème prix : Alexandre HERMANT
France
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20161er prix : Haithem MANSOUR
2ème prix : Sylvain DEPINOY
France
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20151er prix : Nicloas BOUQUET
2ème prix : Xavier BOULNAT
France
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2014Fanny MASFrance
2013Damien TEXIERFrance
20121er prix : Christophe BUIRETTE
2ème prix : Fabio TAINA
France
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2011Gilles ROLLANDFrance
2010Aurélie VANDE PUTFrance
20081er prix : Pierre-Yvan THERY
2ème prix : François LE COZ
France
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20071er prix : Emilie HERNY
2ème prix : Somrerk CHANDRA-AMBHORN
France
Thaïlande
20061er prix ex-aequo : Audrey HERTZ
1er prix ex-aequo : Sofiane TERZI
France
France
20051er prix : Nadia VIALAS
2ème prix : Moukrane DEHMAS
France
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