Détermination des mécanismes d’endommagement et de la vitesse de corrosion d’aciers de construction en milieu marin – corrélation avec des mesures in-situ

Unité Matériaux et Transformations - équipe Métallurgie Physique et Génie des Matériaux - Université de Lille - Villeneuve d'Ascq

Personnes à contacter par le candidat

David Balloy : david.balloy@univ-lille.fr
Ingrid Proriol Serre : ingrid.proriol-serre@univ-lille.fr

DATE DE DÉBUT SOUHAITÉ

04/01/2021

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Le projet Interreg SOCORRO2 pour “Seeking out corrosion – before it is too late”, a pour objectif de donner un ou des moyens aux entreprises de pouvoir connaître le risque de corrosion de leurs infrastructures en contact avec de l’eau : eau de mer ou eau douce. Une des ambitions de ce projet, qui réunit 14 partenaires industriels et académiques de 4 pays (Pays-Bas, Angleterre, Belgique et France) est de mettre au point un capteur (ou des capteurs) qui permet simplement et rapidement de donner des indications sur des installations en acier en contact avec l’eau de mer ou eau douce.
Différents capteurs seront développés dans ce projet. Il s’agit tout d’abord de relier les informations données par ces capteurs à des vitesses et états de corrosion et endommagement des aciers en eau de mer (ou douce). Cette phase, qui aura lieu sur des installations en laboratoire, sera suivie par une campagne de mesures sur sites industriels, ce qui doit permettre, par la confrontation des mesures in-situ et d’observations post-mortem des aciers, de valider la démarche.
L’équipe Métallurgie Physique et Génie des Matériaux de l’UMET contribue par des analyses approfondies des modes de corrosion et par des analyses de corrosion ciblées à ce projet en étroit lien avec l’équipe Processus aux Interfaces et Hygiène des Matériaux de l’UMET qui met au point un nouveau capteur.
A travers des essais de corrosion et surtout des analyses post-mortem des matériaux corrodés, l’objectif du travail du postdoctorat est de contribuer :
1. au développement et à la validation du capteur développé au sein de l’UMET,
2. à la compréhension des modes de corrosion et leurs liens avec les paramètres mesurés par les capteurs,
3. à valider des mesures in-situ sur site industriel par des analyses fines post-mortem des matériaux et des surfaces.

Le profil :
Le chercheur devra avoir une expérience importante en corrosion aqueuse des matériaux métalliques. Métallurgiste ou ayant de bonnes connaissances dans les matériaux métalliques, il aura une connaissance des études des microstructures des matériaux métalliques notamment par les techniques suivantes : MEB, MEB-EDX, Tof-SIMS, DRX, profilométrie.
De plus, des aptitudes au travail en équipe et en lien avec différents partenaires (académiques et industriels) sont souhaitées. Le chercheur devra régulièrement pouvoir partir en mission d’un ou deux jours au sein des partenaires du projet. Il sera chargé de rédiger des rapports d’avancement et faire des présentations au sein du consortium, le tout en anglais.

La période :
Ce postdoctorat est d’une durée de 18 mois. La date prévue de démarrage est janvier 2021.

Le lieu :
Le postdoctorat se déroulera à l’Unité Matériaux et Transformations, laboratoire de l’université de Lille. Le laboratoire est situé à Villeneuve d’Ascq. Le chercheur travaillera au sein de l’équipe Métallurgie Physique et Génie des Matériaux, basée à la cité scientifique. Des missions sont prévues auprès des différents partenaires du projet, partenaires situés en Belgique, aux Pays Bas et en Angleterre.